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Voyage en Colombie & Bolivie

VOYAGE EN COLOMBIE ET BOLIVIE

par Francine Alarie (Le Rayon de Soleil, décembre 2001)

Cet été, ma famille et moi avons fait un voyage extraordinaire en Colombie et en Bolivie, pays où sont nés nos enfants. Nous sommes partis 17 jours : nous avons séjourné 7 jours en Colombie et 10 en Bolivie. Les enfants ont donc pu découvrir leur pays d’origine avec beaucoup d’enthousiasme et d’émotions. Chacun, selon ses goûts, a préféré quelque chose de différent. Philippe, notre aîné de 19 ans, était très ému d’atterrir en Bolivie. Il répétait : « Mon pays, maman, mon pays ». Il a apprécié d’être semblable à tous les gens que nous croisions sur la rue. Il en a rapporté beaucoup de souvenirs. Mais aussi la certitude qu’il avait de la chance de vivre au Québec. La visite à son orphelinat à Cochabamba l’a ému aux larmes et il en est revenu avec des images des 160 enfants qui y attendent, désespérément dans certains cas, une famille. Josiane, 14 ans, a adoré la Colombie. Elle a visité et beaucoup magasiné. Elle revient avec une fierté de ses origines et de son pays. Gare au prochain qui dénigrera la Colombie devant elle ! Jérôme, 10 ans, a tout adoré. Il a visité, avec un enthousiasme égal, chaque ville, chaque site d’intérêt. Nous avons pu découvrir de notre côté quelle force, quelle endurance physique a cet enfant. Ni l’altitude, ni la fatigue et les bouleversements d’horaire n’ont refroidi son ardeur. Il dit que c’est le plus beau voyage de sa vie, à ce jour spécifie-t-il. Je crois qu’il sera un grand voyageur. Quant à nous, nous avons pu apprécier la visite de ces pays sans le stress de l’adoption. Nous avons adoré notre visite au lac Titicaca, en Bolivie. La route qui y mène est tellement belle, entre la chaîne de montagnes des Andes avec ses sommets enneigés à 6000m d’altitude et le lac immense, bleu. J’ai apprécié revoir les orphelinats où nous sommes allés chercher les enfants. Celui de Philippe spécialement s’est beaucoup amélioré au fil des années : les enfants sont mieux logés, mieux nourris et mieux stimulés. Mais on voit encore les mêmes carences affectives et c’est tellement triste. J’étais partie avec des médicaments pour soigner toute maladie imaginable, mais personne n’a été malade. Seul Philippe a été incommodé par le mal des montagnes à La Paz, « le sorojchi ». Nous étions alors à 3700m d’altitude. Marc et moi sommes bien heureux d’avoir vu nos enfants découvrir leurs pays d’origine, de les avoir accompagnés dans ce voyage merveilleux.

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